À faire
Que faire à Shanghai quand il pleut ?
La pluie est fréquente à Shanghai et les habitants continuent leur vie comme si de rien n'était, si bien qu'un jour de pluie demande de changer la forme de la journée plutôt que de l'annuler : il suffit de remettre les heures à l'intérieur, dans les musées et galeries, les centres commerciaux plus grands qu'on ne l'imagine, les parties couvertes des marchés et des halles de restauration, les galeries marchandes, les théâtres et cinémas, les bains et maisons de thé, ou un long déjeuner. Les quais et les vieilles rues sont le pire choix sous la pluie, à ciel ouvert, glissants et sans abri, et qui n'a que quelques jours devrait les déplacer à d'autres dates plutôt que d'y aller quand même. La pluie n'est le plus souvent qu'une bruine, qui dure une averse ou une journée, et attendre qu'elle passe vaut mieux que de renoncer à la journée.
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La pluie à Shanghai n’est pas un accident. Ce qui change, c’est la forme de la journée, pas la journée elle-même : par temps sec, tout repose sur la marche entre des sites extérieurs ; par temps humide, il faut passer deux ou trois heures dans un lieu intérieur, manger, puis rejoindre un autre lieu intérieur. Annuler le programme ne tient pas ; annuler la marche, oui.
Les familles de lieux qui tiennent sous la pluie, et ce que chacune apporte
- Musées et galeries. Un toit, un siège, du contenu. La plupart demandent une réservation avec créneau horaire, à prendre la veille par temps humide ; les horaires et les jours de fermeture varient d’un établissement à l’autre, vérifiez l’information du musée pour la journée.
- Centres commerciaux. Bien plus grands que les visiteurs ne l’imaginent : des dizaines de boutiques, des étages entiers de restauration, un cinéma, des espaces de jeu pour enfants et des sièges ; un seul bâtiment vous occupe de midi jusqu’au soir.
- Les parties intérieures des marchés et des halles de restauration. Marché couvert, comptoirs de plats cuisinés, stands de restauration : on regarde, on mange, on s’assoit, et tout continue de tourner sous la pluie.
- Rues couvertes et passages couverts. Ils ne sont pas continus : ils ne règlent que le tronçon entre le métro et le centre commercial, mais se faire tremper sur ce tronçon gâche une demi-journée.
- Théâtres et cinémas. Deux heures par séance, de quoi remplir un passage pluvieux ; le cinéma est la décision la plus facile à prendre au dernier moment, un spectacle demande un billet à l’avance, et les séances se vérifient sur le canal officiel.
- Bains et spas. Quelques heures, qui n’offrent que du temps et de la chaleur.
- Maisons de thé. Une théière, une table, un après-midi.
- Un déjeuner très long. Sans réservation, sans plan : on mange, puis on attend que la pluie cesse.
Les quais et les vieilles rues, à éviter avant tout, et une pluie moins forte qu’on ne croit
La promenade des quais est entièrement à ciel ouvert, le vent souffle, la pluie arrive de côté, il n’y a aucun abri ; la vieille ville et les abords du jardin Yu sont en dalles de pierre et en briques grises, très glissants une fois mouillés, et difficiles à parcourir dès qu’il y a du monde. Ces deux endroits n’offrent qu’une valeur de plein air : dès qu’il pleut, la valeur disparaît et le coût reste. Qui ne dispose que de quelques jours devrait les déplacer à d’autres dates, et les rayer s’il ne peut pas les déplacer.
La pluie à Shanghai est le plus souvent une bruine ou une petite pluie intermittente, qui peut durer toute la journée ou s’arrêter l’après-midi ; les parapluies se vendent partout ; les habitants continuent de faire leurs courses et d’aller chercher les enfants. La première conclusion à abandonner, c’est « il pleut, la journée est fichue ». La pluie d’été est autre chose : elle arrive vite, tombe fort, s’accompagne d’orage et passe souvent en une heure ; la bonne réaction est de trouver un endroit où attendre, pas de renoncer à la journée.
Quoi porter, où mettre les pieds, taxis et files d’attente
Une veste imperméable est plus utile qu’un parapluie : elle libère les deux mains. Les bas de pantalon et les chaussures sont les premiers mouillés : évitez les pantalons clairs et les chaussures en toile non imperméables, et gardez un sac plastique dans votre sac pour le parapluie mouillé. Les dalles des vieilles rues, les marches des jardins et les sols polis des entrées de centres commerciaux glissent tous une fois mouillés : marchez sur les joints et les surfaces rugueuses, tenez la rampe dans les escaliers, et ralentissez avec des personnes âgées ou des enfants.
À l’instant où la pluie commence, les taxis et les VTC sont appelés par tout le monde en même temps : attente longue, majoration, chauffeurs peu disposés à entrer dans les secteurs les plus embouteillés. Le métro est le plus fiable : pas de bouchons, des rames fréquentes ; descendez à la station la plus proche et faites le reste par les passages couverts.
La pluie pousse tout le monde dans les mêmes lieux intérieurs : un musée tranquille par beau temps ne l’est pas un jour de pluie. La parade : y aller le matin à l’ouverture, choisir un petit musée spécialisé, ou viser franchement un centre commercial, une maison de thé ou un cinéma, dont la capacité absorbe la foule.
Avec des enfants, il faut de l’espace pour courir et toucher, pas des vitrines : espaces de jeu en centre commercial, lieux où l’on manipule, film d’animation, rayon jeunesse d’une librairie. Deux heures, c’est la limite, avec de quoi s’asseoir et manger entre-temps.
Une dernière vérité : le meilleur programme unique pour un jour humide, c’est un musée réservé le matin, un déjeuner très long, un centre commercial ou une maison de thé l’après-midi, et un film le soir ; ce qu’il faut abandonner, c’est d’enchaîner les quais, le jardin Yu et les vieilles rues en un itinéraire « à faire même sous la pluie », où chaque pas se fait à ciel ouvert.