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Shanghai Travel

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Où sont les bons endroits pour photographier Shanghai ?

Ce que l'on peut photographier à Shanghai se répartit en gros en huit catégories : la ligne d'horizon au-delà du fleuve, les façades historiques du bord de l'eau, les ruelles de la vieille ville, les rues de platanes aux maisons des années 1920 et 1930, les anciens sites industriels reconvertis, les jardins classiques, les rues résidentielles ordinaires et l'illumination nocturne, et chacune ne fonctionne pas dans les mêmes conditions, si bien qu'il vaut mieux décider quelle catégorie de photo vous voulez avant de décider où aller. En volume, la ligne d'horizon du bord du fleuve est l'image la plus photographiée et la moins informative de la ville, et les photos qui tiennent sont le plus souvent celles d'une rue, d'une ruelle ou d'un détail d'architecture. La lumière utile, ce sont les deux moments où le soleil est le plus bas, après son lever et avant son coucher, et comme ils se décalent beaucoup au fil de l'année, vérifiez les horaires du jour avant de partir ; la mesure due aux personnes que vous photographiez, les limites concernant les bâtiments officiels et les restrictions sur les drones valent aussi d'être connues à l'avance.

Dernière mise à jour4 min de lecture

Une liste de lieux est la réponse la plus simple et la moins utile : les photos célèbres sont celles que tout le monde prend.

Choisir la photo, puis le lieu

Ce qui se photographie se répartit en gros en huit catégories, qui ne demandent pas les mêmes conditions.

La ligne d’horizon vue de l’autre rive repose sur la visibilité et la lumière, et attire le plus de monde. Les façades historiques du bord de l’eau reposent sur l’angle du soleil et la position : depuis la promenade surélevée, on n’en voit que la partie haute, il faut reculer jusqu’à l’autre côté de la rue et lever les yeux. Les ruelles de la vieille ville sont étroites, sombres, chargées de traces de la vie quotidienne, et reposent sur l’envie d’y entrer. Les quartiers anciens aux platanes alignés et aux maisons des années 1920 et 1930 reposent sur la saison et sur l’angle de la lumière, et la plupart du temps on n’en voit que l’extérieur d’un mur. Les anciens sites industriels reconvertis sont vastes et peu masqués : tout y tient à la composition. Les jardins classiques tiennent à la saison et à l’ouverture, et cessent de fonctionner quand il y a foule. Les rues résidentielles ordinaires ont leurs marchés, leurs échoppes de cordonnerie et leur linge étendu dehors, et sont les plus faciles à sauter. L’illumination nocturne tient à la stabilité du moment qui suit la tombée de la nuit.

La photo la plus prise rapporte souvent le moins

En volume, la ligne d’horizon du bord du fleuve est l’image la plus photographiée et la moins informative de la ville. Elle est belle, mais presque toutes les versions sont prises du même endroit, dans la même direction.

Les photos qui tiennent viennent le plus souvent d’une rue, d’une ruelle ou d’un détail d’architecture : un mur délavé, un escalier, l’ombre d’un arbre sur une façade. Elles n’obligent pas à partager un point de vue avec des centaines de personnes ; le prix à payer, c’est d’entrer dans ces rues.

La lumière et la météo décident avant le lieu

Ce qui est utile, ce sont les deux moments où le soleil est le plus bas : celui qui suit le lever et celui qui précède le coucher. La lumière rasante a une direction, les murs, les ombres et les gens y prennent du relief ; entre les deux, la lumière blanche tombe d’aplomb et tout est plat. Le moment se décale beaucoup selon la saison : vérifiez les horaires du jour avant de partir, plutôt que de vous fier à votre mémoire.

La brume détruit le panorama et ne sauve rien d’autre. La pluie, c’est l’inverse : moins de monde, des murs plus profonds, le sol mouillé qui renvoie les enseignes en reflets, si bien que les photos de rue s’améliorent et que la ligne d’horizon se dégrade.

Il reste deux choses à accepter : de Puxi, la ligne d’horizon au coucher du soleil est à contre-jour, les tours ne sont plus que des silhouettes et les couleurs ne reviennent qu’une fois les lumières allumées ; les ruelles sont sombres, et un téléphone y perd facilement sa netteté. Pour le reste, un téléphone suffit.

La foule, les règles, et à qui cela convient

Aux endroits les plus évidents, la foule n’est pas seulement un peu plus dense : les nuques et les mains levées remplissent le cadre, et pour une bonne place, il faut faire la queue. Le petit matin est la seule solution fiable, au prix d’une lumière plate ; marcher quelques centaines de mètres le long du fleuve est plus efficace que d’attendre sur place.

Photographier des gens demande de la mesure : signalez-vous d’abord, et si la personne refuse, baissez l’appareil ; un quartier résidentiel, un marché et un parc où l’on fait son exercice du matin ne sont pas des décors. Photographier des bâtiments a ses limites : les bâtiments officiels et certaines zones de sécurité ne se photographient pas, et un panneau ou une remarque suffit à trancher. Les drones sont restreints dans une grande partie de la ville : renseignez-vous à l’avance auprès des autorités compétentes.

Cette manière de répartir les sujets convient à ceux qui acceptent de marcher, de se lever tôt et que les rues intéressent, pas à ceux qui n’ont qu’une demi-journée et une liste de monuments. Trois endroits sont surévalués : le quai le plus célèbre, où tout le monde brandit son téléphone au même endroit ; la rue piétonne la plus fréquentée, bordée des mêmes enseignes de chaîne ; le quartier commercial devant les jardins, où les files d’attente prennent l’essentiel du temps. L’alternative n’est pas un lieu plus confidentiel, mais un autre sujet : continuer le long du fleuve, ou tourner dans une petite rue bordée de platanes, dans un ancien site industriel.

La meilleure photo de Shanghai est en général celle que vous avez prise vous-même, celle que personne d’autre n’a.