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Grenier Yunjian : le parc aménagé dans les anciens entrepôts à grain de Songjiang, et comment s'en servir

Le grenier Yunjian est un ensemble de bâtiments d'entrepôt à grain construits par tranches à Songjiang à partir des années 1950, avec l'eau qui borde un côté du site, ses silos, ses entrepôts et ses cours laissés en l'état et remplis d'expositions, de boutiques et de restauration ; ce guide dit, catégorie par catégorie, ce qu'on y trouve réellement, quelle part revient aux bâtiments et quelle part au contenu, comment y aller, combien de temps prévoir, s'il faut y manger, et à qui l'endroit convient.

Dernière mise à jour9 min de lecture

Vue vers l'intérieur du site depuis son entrée : de part et d'autre, un pilier de brique, chacun surmonté d'une petite construction carrée en forme de pavillon, celui de droite portant gravés à la verticale les quatre caractères du nom du site, et entre les deux un auvent en treillis d'acier au-dessus d'une barrière levée ; au centre, une allée goudronnée rectiligne s'éloigne, un dispositif en forme de disque noir dressé à son extrémité, quelques piétons dessus, des ateliers bas et des arbres d'alignement sur les côtés, et au loin une rangée d'immeubles d'habitation ocre rouge

Le grenier Yunjian se trouve à Songjiang : un ensemble de bâtiments d’entrepôt à grain construits en plusieurs tranches à partir des années 1950, avec des silos en béton reliés à une tour carrée, des entrepôts allongés alignés les uns derrière les autres, les vieilles machines de l’époque encore dressées dans la cour, et l’eau qui borde un côté du site. L’activité céréalière s’est arrêtée, et le lieu est devenu un parc culturel et commercial : les bâtiments industriels n’ont pas été démolis, ils servent de socle à toute l’étendue. Ce texte explique ce que c’est, ce qu’on y trouve réellement et comment s’en servir ; pour savoir si c’est bon et si le déplacement vaut la peine, il existe un compte rendu du grenier Yunjian, qui ne relève pas de cette page.

Ce que c’est : un ensemble d’entrepôts à grain à Songjiang

« Yunjian » est l’ancien nom de Songjiang ; en le prenant pour enseigne, le grenier a inscrit son adresse dans son propre nom. Le site a longtemps assuré la collecte et le stockage des grains de la région, et les formes le montrent : des silos cylindriques pour le grain en vrac, de longs entrepôts pour le stockage et la rotation. Savoir quel bâtiment est sorti de terre en quelle année n’est pas indiqué sur place ; pour les dates, il faut vérifier ailleurs.

Après la reconversion, l’endroit est un parc culturel et commercial ouvert : des devantures vitrées ont été percées au rez-de-chaussée des entrepôts, avec restauration, boutiques et ateliers derrière ; on y monte des expositions, des marchés et des spectacles ; les silos, les entrepôts, les cours et les vieilles machines sont conservés comme décor. Ce n’est donc ni un musée ni un monument, mais un site ouvert porteur d’un contenu commercial, où l’on entre sans suivre un parcours défini.

Ce qu’on trouve sur place (1) : silos, entrepôts, cours et bord de l’eau

Les silos : un groupe de silos cylindriques en béton reliés à une tour carrée, dont la façade porte une colonne de petites fenêtres du haut en bas. C’est la masse la plus concentrée du site et la partie la plus photographiée ; de près, on voit sur le béton les traces d’eau et les marques anciennes.

Les entrepôts : des rangées de murs de brique et de murs enduits se succèdent, avec toitures en tuiles de terre cuite, portes de fer, volets, caractères délavés et vieux slogans toujours en place ; certaines rangées sont en cours de réfection de toiture, et échafaudages et palissades sont ici chose courante.

Cours et ruelles : tout le site est une trame de ruelles et de cours, sans parcours imposé ; l’échelle est bien plus grande que sur les photos, et derrière un bâtiment s’en alignent plusieurs autres identiques. Les vieilles machines sont toujours dressées dans la cour : c’est, après les bâtiments, l’objet le plus consistant du lieu.

Le bord de l’eau : l’eau borde un côté du site, et ce tronçon de berge est une esplanade relativement dégagée, sans bâtiment pour barrer la vue. Partout ailleurs dominent le goudron et les revêtements de sol à ciel ouvert, avec très peu d’ombre : à la mi-journée en été, c’est franchement éprouvant.

Ce qu’on trouve sur place (2) : expositions, boutiques, restauration et signalétique

Expositions et événements : le site compte des salles et des espaces où l’on peut organiser des événements, mais la programmation est très irrégulière. Tantôt un marché, tantôt une exposition ou un spectacle, et parfois rien du tout ; les affiches se collent sur les murs et les façades des entrepôts, et une affiche ne signifie pas que la porte soit ouverte ce jour-là.

Ateliers et petites affaires : une partie des cellules est attribuée à des ateliers, à des productions artisanales et à de petites boutiques, généralement de la taille d’une ou deux pièces. Dans une même rangée, plusieurs restent fermées ou en travaux, et ce que l’on peut visiter dépend du jour.

Restauration : la rangée aux devantures vitrées est surtout réservée à la restauration et aux boissons, avec des places souvent en terrasse ou en semi-terrasse ; boissons, repas légers et vrais repas s’y mêlent, et s’asseoir pour souffler est ici la fonction la plus concrète du lieu.

Explications et signalétique : c’est la couche la plus mince. L’entrée porte le nom du site, et le pavage, les arbres d’alignement, les jardinières et les panneaux ne manquent pas, mais sur le stockage céréalier lui-même, presque rien n’est expliqué de façon suivie. Comment le grain entrait dans les silos et en sortait, à quoi servait la vieille machine de la cour : tout cela reste à deviner, et aucune ligne directrice ne relie le propos dans les salles. Quelques cellules portent bien leurs propres panneaux, mais ce sont des panneaux de commerce.

Bâtiments et contenu : ce qui décide d’une visite

La part réellement industrielle : les silos et leur tour, les toitures, portes et fenêtres des entrepôts, les vieilles machines dans la cour, les caractères délavés sur les murs. Rien de tout cela n’a été repeint à neuf ; taches, enduit qui s’écaille et rouille des portes de fer subsistent, et visuellement, l’ensemble tient mieux que la plupart des parcs restaurés à l’ancienne.

La part lissée : l’auvent d’acier et les piliers de brique de l’entrée, les devantures vitrées sur toute la longueur, le disque noir au bout de l’allée principale, la peinture murale du pignon sont des ajouts ; le pavage, les arbres d’alignement, les jardinières et les panneaux ont mis le site au diapason du parc urbain. Au milieu du site, on a facilement un moment où l’on se dit que c’est un parc ordinaire avec quelques vieux bâtiments dedans. Le caractère industriel se concentre sur le groupe de silos et sur les toitures, portes et fenêtres des rangées d’entrepôts ; dès qu’on quitte ces deux zones, l’ambiance tient au seul soin apporté au sol.

Les bâtiments sont fixes, le contenu est mobile. Un matin de semaine, les cours et les ruelles ne comptent souvent que quelques personnes, et l’on ne voit presque que de l’architecture ; un week-end avec marché ou spectacle, la même étendue devient une rue commerçante animée. Ce sont deux visites différentes, et avant de sortir, le visiteur ne sait généralement pas laquelle l’attend, à moins de vérifier ce qui est programmé ce jour-là. La règle d’usage est donc simple : prendre les bâtiments pour le plat principal et le contenu pour la chance. Si quelque chose est annoncé, on cale sa visite dessus ; sinon, on part du principe que le site sera vide, sans miser ses attentes sur les boutiques et les expositions.

Comment y aller, combien de temps rester, faut-il manger sur place, comment l’intégrer à Songjiang

La direction est le sud-ouest, vers Songjiang, et depuis le centre, l’aller simple dépasse généralement l’heure : d’abord le métro en direction de Songjiang, puis un bus ou un taxi depuis la station jusqu’au site. Lignes, correspondances et rabattements changent : avant de partir, reconfirmez l’itinéraire avec les informations du jour, plutôt que de suivre un vieux guide. En voiture, pas de correspondance à gérer ; le stationnement, lui, se règle le jour même.

Côté durée, le site se parcourt en une heure à une heure et demie ; avec un verre en terrasse et une visite lente, deux heures suffisent ; en comptant l’aller-retour, prévoyez au moins une demi-journée. Pour le créneau, le moment qui suit l’ouverture est le meilleur : le site est vide et la lumière douce. Presque tout est en plein air et l’ombre est rare, si bien qu’en été seule la matinée tient. Les week-ends et les jours fériés, c’est l’inverse : la foule arrive quand il y a un événement. Horaires d’ouverture, jours de fermeture et programmation changent : vérifiez les informations du jour avant de partir.

Faut-il manger sur place : oui, c’est possible, mais avec des attentes réalistes. La restauration d’un parc reconverti applique la logique du parc, et ses prix sont généralement plus élevés que pour des plats comparables dans un quartier ordinaire de la même ville, sans que la portion ni la qualité suivent forcément. Si vous voulez seulement un repas local simple et bon marché, mieux vaut le garder pour la vieille ville de Songjiang.

Comment l’intégrer à Songjiang : Guangfulin est dans le même district, et la vieille ville de Songjiang a ses jardins, sa vieille rue et sa pagode ; tout cela est à Songjiang, mais rien n’est voisin, et il faut une voiture pour relier. Une journée peut y suffire à condition de partir tôt et de ne retenir qu’un ou deux objectifs principaux ; le grenier convient comme étape en plus de ces un ou deux, pour une à deux heures. Le guide de Guangfulin rappelle que l’aller-retour à lui seul prend deux ou trois heures : ne remplissez pas trop la journée.

À qui cela convient, qui peut passer outre, et comment décider

Cela vous convient si : l’architecture industrielle et le renouvellement urbain vous intéressent et vous acceptez de marcher seul dans une cour vide ; vous voulez photographier les silos, les façades des entrepôts et les vieux caractères, de préférence dans la lumière douce du matin ou de la fin de journée ; vous êtes déjà à Songjiang pour Guangfulin ou la vieille ville et pouvez ajouter une étape ; ou votre programme est souple et vous cherchez une heure ou deux de calme en plein air.

Vous pouvez passer directement si : vous attendez un musée, car il n’y a ni présentation suivie, ni explications, ni parcours ; vous n’avez qu’une journée à Shanghai, l’aller-retour en mange la moitié et ce temps serait mieux employé dans le centre ; vous cherchez un monument historique, car l’histoire ici est industrielle et de proximité, sans les formes ni le sentiment d’ancienneté d’un monument ; vous venez surtout pour les boutiques, les ateliers ou la restauration, car peu seront peut-être ouvertes ; vous n’aimez ni marcher ni le soleil ; ou vous ne voulez qu’une photo de style industriel, que plusieurs anciennes usines du centre peuvent tout aussi bien offrir.

Pour décider, posez-vous trois questions.

Un : cette visite, c’est pour les bâtiments ou pour le contenu ? Pour les bâtiments, venez ; pour le contenu, vérifiez d’abord ce qui est programmé ce jour-là, et n’attendez pas grand-chose si rien ne l’est.

Deux : avez-vous une demi-journée ou plus devant vous, et êtes-vous déjà à Songjiang, ou prêt à y ajouter le reste de la journée ? Si oui, l’étape vaut le détour ; sinon, gardez-la pour un prochain passage à Songjiang.

Trois : acceptez-vous le plein air, le peu d’ombre et un site éventuellement vide ? Si oui, le matin est le mieux ; sinon, décalez la visite sur un jour d’événement, ou donnez ce temps à autre chose.

Si deux des trois réponses sont négatives, remettez d’abord ce déplacement. Cette page ne fait que vous dire ce que vous allez trouver ; ce que la visite vaut, c’est le compte rendu qui en juge.

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Photographies

Photographie de Grenier Yunjian : le parc aménagé dans les anciens entrepôts à grain de Songjiang, et comment s'en servir 1Photographie de Grenier Yunjian : le parc aménagé dans les anciens entrepôts à grain de Songjiang, et comment s'en servir 2Photographie de Grenier Yunjian : le parc aménagé dans les anciens entrepôts à grain de Songjiang, et comment s'en servir 3

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